J’ai vendu mes parts. Et j’ai découvert une vérité que je n’attendais pas.
Le syndrome de l’imposteur n’apparaît pas toujours quand on démarre.
Parfois, il surgit au moment où tout s’ouvre.
20 ans de construction, puis le silence
J’ai passé presque 20 ans à construire, développer, piloter.
Toujours en équipe.
Toujours en binôme, puis à 10, puis avec 25 associés et 150 collaborateurs.
Et un jour, j’ai vendu mes parts.
Sauf que quand tout s’arrête d’un coup, il reste quoi ?
Il reste… le silence.
Et le face-à-face avec soi-même.
Pendant un an, j’ai cherché.
Réfléchi.
Investi dans les actions de mon club Rotary.
Parfois tourné en rond.
Tenté de comprendre ce que je pouvais créer seule, vraiment seule, sans le confort du collectif.
C’est là que j’ai commencé un accompagnement Ikigaï.
Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que cela secoue autant.
Ce que beaucoup de dirigeants ne réalisent pas avant de le vivre, c’est que la sortie d’une entreprise n’est pas seulement une transaction financière. C’est une perte d’identité. Pendant des années, vous êtes « le fondateur », « l’associé », « le directeur ». Votre rôle, votre statut, votre quotidien, tout est structuré autour de cette fonction. Le jour où elle disparaît, ce n’est pas seulement un bureau que vous quittez. C’est une version de vous-même.
Le syndrome de l’imposteur, version inattendue
Mais c’est précisément à ce moment-là que le syndrome de l’imposteur m’a rattrapée.
Pas sur mes compétences.
Pas sur mon expérience.
Sur ma légitimité… à exister par moi-même.
Quand on a toujours avancé en groupe, assumer sa propre voie, c’est vertigineux.
Et pourtant, c’est là que ma vraie transformation a commencé.
Ce syndrome de l’imposteur « post-cession » est bien plus fréquent qu’on ne le pense. Il touche des dirigeants aguerris, des entrepreneurs qui ont bâti des empires, des associés respectés de tous. Parce que le syndrome de l’imposteur ne porte pas sur ce que vous savez faire ; il porte sur ce que vous croyez être en droit d’incarner. Et quand le cadre collectif qui vous définissait disparaît, la question de ce que vous valez par vous-même se pose avec une brutalité que rien ne prépare.
Ce que je fais aujourd’hui
Aujourd’hui, je ne suis plus CGPI.
Ce que je fais est beaucoup plus simple.
Et beaucoup plus puissant.
J’apprends aux dirigeants ce que leur carrière brillante a soigneusement évité : comment apprivoiser l’argent sans le subir.
Et je les aide à ajuster le mindset qui fait toute la différence entre « bien gagner sa vie »… et se sentir enfin à la hauteur de ce qu’ils génèrent.
Parce que même les meilleurs plaideurs n’ont jamais plaidé contre leurs propres limites invisibles.
Rappelez-vous : l’argent n’a jamais bloqué personne. Ce sont les histoires qu’on lui colle dessus qui nous arrêtent.
Si vous êtes entrepreneur, dirigeant, avocat et que votre rapport à l’argent mérite un réglage plus juste, parlons-en.