En 1965, une femme ne pouvait pas ouvrir un compte bancaire sans l’accord de son mari.
1965.
Pas 1900.
Pas une autre vie.

Quand je rappelle ce fait, il y a souvent un petit silence en face de moi.
Un temps d’arrêt.
Parce que tout à coup, certaines choses prennent sens.

Pourquoi l’argent reste un sujet si chargé

Pourquoi tant de femmes, pourtant compétentes, engagées, responsables, se sentent encore mal à l’aise quand il s’agit de demander plus, de facturer, d’investir ou simplement d’assumer leur réussite ?

Ce n’est pas un manque de confiance.
Ce n’est pas un manque d’ambition.

C’est une histoire.

Nos mères, nos grands-mères n’ont pas grandi avec l’idée que l’argent pouvait être un espace de choix, de liberté ou de pouvoir personnel.
Elles ont fait comme elles pouvaient, dans un cadre qui ne leur laissait pas beaucoup d’options.
Et ça, on l’a intégré.
Sans même s’en rendre compte.

Pour mesurer l’ampleur de cet héritage, il suffit de poser quelques dates. 1907 : les femmes mariées obtiennent le droit de disposer de leur salaire, mais pas de gérer les autres biens du ménage. 1938 : suppression de l’incapacité juridique de la femme mariée, mais le mari reste le chef de famille. 1965 : les femmes peuvent enfin ouvrir un compte bancaire et travailler sans l’autorisation de leur mari. 1985 : égalité totale des époux dans la gestion des biens du ménage. En deux générations à peine, le cadre légal a radicalement changé. Mais les schémas intérieurs, eux, n’évoluent pas à la même vitesse que la loi.

Des schémas qui reviennent, même quand tout va bien

Alors aujourd’hui encore, je vois des schémas revenir :

Même quand tout va bien.
Même quand les chiffres sont là.

L’inconscient ne raisonne pas en dates.
Il reproduit ce qu’il connaît, ce qui a permis de rester acceptée, aimée, loyale.

Un héritage qui ne concerne pas que les femmes

Et ça ne concerne pas que les femmes.
Beaucoup d’hommes portent aussi cette relation ambivalente à l’argent, héritée d’un modèle où l’argent était source de tension, de dépendance ou de non-dits.

Chez les hommes, l’héritage prend d’autres formes mais reste tout aussi structurant. L’injonction à être le « pourvoyeur » de la famille, la honte de ne pas gagner assez, la difficulté à demander de l’aide financière, le besoin de tout contrôler pour ne jamais se retrouver en position de vulnérabilité. Ces schémas masculins sont le miroir de ceux des femmes : là où elles ont hérité de l’idée qu’elles n’avaient pas leur place dans le monde de l’argent, beaucoup d’hommes ont hérité de l’idée que leur valeur personnelle se mesure exclusivement à leur capacité à en produire.

Observer ce que vous reproduisez sans l’avoir choisi

Prenez un instant pour observer votre propre rapport à l’argent.
Pas ce que vous pensez devoir faire.
Mais ce que vous ressentez vraiment quand il est question de gagner plus, de demander plus, de choisir pour vous.

Qu’est-ce que vous reproduisez sans l’avoir choisi ?
Et qu’est-ce que vous êtes prêt(e) à faire évoluer, maintenant ?

Parce que continuer à avancer avec une relation à l’argent héritée d’un autre temps, c’est un peu comme conduire en regardant uniquement dans le rétroviseur.

Le passé éclaire.
Mais il n’est pas fait pour diriger la trajectoire.

Rappelez-vous : vous pouvez remercier la route parcourue… sans laisser les anciens itinéraires décider de votre destination.


Je suis Alexandra Roiret, mentor en relation à l’argent et stratégie financière.
J’accompagne celles et ceux qui choisissent de transformer leur héritage financier en un espace de conscience, de choix et de liberté assumée.

Parlons-en.