« Et si le vrai luxe, c’était de ne plus courir après l’argent, mais de comprendre ce qu’il cherche à nous dire ? »
Le moment où tout se ralentit
Chaque saison a sa symbolique. L’automne, c’est celle du tri, du recentrage, du retour à l’essentiel.
Pour beaucoup d’entrepreneurs et de dirigeants, cette période agit comme un miroir : elle reflète ce que nous avons construit… et ce que nous avons négligé.
En relisant Tu es un Badass à faire de l’argent de Jen Sincero, j’ai été frappée par la puissance de son approche :
Pour faire entrer joyeusement l’argent dans nos vies, nous devons traiter cette relation avec attention, désir, respect… et amour.
Jen Sincero
Ce livre rappelle une vérité simple : l’argent n’est pas un problème à résoudre, mais une relation à comprendre.
Et cette relation, comme toutes les autres, mérite qu’on la regarde en face.
La lettre à l’argent : un dialogue qui change tout
Imaginez un instant que l’argent soit une personne.
Qu’il entre dans la pièce, s’assoit face à vous et vous regarde.
Que lui diriez-vous ?
Lui feriez-vous des reproches ? Le remercieriez-vous ? L’éviteriez-vous ?
Cet exercice, je l’ai proposé à des dizaines de dirigeants et d’entrepreneurs. A chaque fois, le résultat est le même : une libération.
Parce que derrière la peur de manquer, le contrôle ou la fuite, se cachent des émotions bien plus profondes ; la culpabilité, la loyauté, la honte ou le sentiment d’illégitimité.
Prenez une feuille. Ou votre carnet préféré.
Commencez par ces mots simples :
« Cher argent, il faut qu’on parle. »
Et laissez venir. Ne cherchez pas à bien écrire. Cherchez à être vrai. Dites-lui ce que vous ressentez, ce que vous lui reprochez, ce que vous attendez de lui. Osez lui avouer vos peurs, vos colères, vos contradictions.
Puis relisez-vous. Observez le ton de votre lettre. Est-il froid ? Méfiant ? Distant ?
Souvent, il révèle bien plus qu’un bilan comptable : il met en lumière votre posture face à la valeur, au mérite et à la réception.
Cet exercice n’a rien de magique. Il est simplement profondément humain.
Parce qu’on ne peut pas transformer sa relation à l’argent tant qu’on n’a pas osé l’humaniser.
Sous les factures, les croyances : l’histoire de Sophie
Sophie est avocate pénaliste, passionnée par son métier.
Elle plaide avec conviction, défend ses clients avec acharnement, enchaîne les dossiers.
Mais un détail révèle beaucoup : elle ne prend jamais le temps de facturer.
Ses honoraires s’accumulent, ses relances s’allongent.
Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m’a simplement dit :
« Je n’ai pas le temps et ce n’est jamais le bon moment. Je veux d’abord finir parfaitement mes dossiers. »
Ce n’était pas une question de temps. C’était une question de posture.
Une peur de recevoir, une croyance héritée : « recevoir, c’est risquer de déranger » et « je ne le mérite pas ».
Sophie, comme beaucoup de professionnels passionnés, donne sans compter.
Mais repousser le moment de facturer, c’est inconsciemment refuser la reconnaissance.
Nous avons travaillé sur une idée simple :
facturer, ce n’est pas quémander, c’est honorer la valeur créée.
Aujourd’hui, Sophie a instauré un rituel hebdomadaire. Chaque vendredi, avant de clore un dossier, elle facture. Sans culpabilité.
Son chiffre d’affaires s’est stabilisé, et surtout, elle a retrouvé un sentiment de paix.
« Je sens que mon argent circule à nouveau. Et je n’ai plus besoin de le mériter. »
Trois leviers pour faire circuler l’argent autrement
La réussite financière ne repose pas uniquement sur des outils ou des tableaux Excel. Elle repose avant tout sur la manière dont vous pensez, ressentez et incarnez la valeur.
1. Changer d’échelle de pensée
Vouloir gagner plus ne suffit pas : il faut penser différemment. Repenser son modèle, simplifier, s’autoriser à viser plus haut sans culpabilité.
2. Recentrer la motivation sur le sens, pas sur la somme
L’argent n’est pas un but, c’est une conséquence. Clarifiez pourquoi vous faites ce que vous faites, et l’énergie financière suivra naturellement.
3. S’entourer à la bonne hauteur
Votre environnement est le miroir de vos standards. Fréquentez ceux pour qui la réussite est fluide et la croissance naturelle. L’énergie collective élève toujours le niveau d’abondance.
Rappelez-vous : l’argent n’est pas un but, c’est un révélateur. Il met en lumière votre rapport à la valeur, à la confiance, et à vous-même.
Pas pour parler chiffres ou placements. Mais pour explorer ce qui se joue derrière vos décisions financières : peur du manque, loyautés invisibles ou envie d’oser plus grand.
Réservez votre créneau d’échange.
Avec clarté et conviction,
Alexandra Roiret